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Une religieuse française de 48 ans, dominicaine et chercheuse à l’École biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF), a été violemment agressée le 28 avril 2026 près du tombeau de David sur le mont Sion, à proximité de la Vieille Ville de Jérusalem. Un homme de 36 ans l’a poursuivie, jetée au sol avec force sur une pierre puis rouée de coups de pied, lui causant des hématomes au visage et un choc important ; elle a été secourue par un touriste qui est intervenu. La police israélienne a rapidement diffusé les images de vidéosurveillance, arrêté le suspect le lendemain et ouvert une enquête pour déterminer si l’acte avait un mobile raciste ou haineux.
 
Cet incident s’inscrit dans une augmentation préoccupante et documentée des actes anti-chrétiens à Jérusalem, principalement perpétrés par des extrémistes juifs ultra-orthodoxes, qui vont des crachats quotidiens, insultes et bousculades contre les religieux en habit, jusqu’au vandalisme de biens d’Église, graffitis et profanations. Le Rossing Center, organisation israélienne de dialogue interreligieux, a recensé 89 incidents en 2023 et 111 en 2024, avec une hausse notable des agressions physiques qui ont atteint 46 cas l’année dernière. Des responsables chrétiens, dont le directeur de l’EBAF le père Olivier Poquillon, ainsi que des sources diplomatiques européennes, décrivent un phénomène devenu courant et en escalade récente, créant un climat de peur au sein de la communauté chrétienne locale où certains religieux hésitent désormais à porter la croix visible.
 
La France a réagi fermement par la voix du ministre Jean-Noël Barrot qui a condamné un « acte odieux » et exigé une sanction exemplaire pour enrayer cette multiplication d’actes anti-chrétiens en Terre sainte, tandis qu’Israël a officiellement qualifié l’agression de « honteuse » et affirmé sa politique de tolérance zéro, même si les communautés chrétiennes (catholiques, orthodoxes et autres) dénoncent souvent une insuffisance de prévention face à ces groupes extrémistes. L’événement a suscité un large émoi international, avec des condamnations du Vatican et une couverture médiatique importante en France (BFMTV, France 24, Le Figaro, etc.), soulignant la vulnérabilité des lieux saints et la nécessité d’une protection accrue dans un contexte de tensions religieuses persistantes à Jérusalem. Bien que les autorités israéliennes procèdent régulièrement à des arrestations dans ce type d’affaires, cet incident particulièrement violent et filmé met en lumière la gravité d’un problème qui dépasse le cas isolé pour refléter une dynamique plus large de harcèlement et d’hostilité envers les chrétiens dans la ville trois fois
 
IMC