Mercredi, 20 octobre 2021 08:28:34

Le chanteur, condamné pour crimes sexuels, a laissé entendre qu'il allait dévoiler les noms de plusieurs prédateurs sexuels évoluant dans le monde de la musique en échange d'un allégement de sa peine.

Il pensait pouvoir voler et s'est brûlé les ailes. Le verdict est tombé pour l'interprète de I Believe I Can Fly : il a été reconnu coupable de crimes sexuels par l'un des tribunaux de la ville de New York le 27 septembre. Neuf femmes et deux hommes sont venus témoigner à la barre, rapportant des viols, des prises de drogues forcées, des situations de séquestration ainsi que des faits de pédopornographie. Parmi les nombreux actes qu'il est accusé d'avoir commis, on retrouve également des faits d'extorsion, d'exploitation sexuelle de mineure, d'enlèvement, de corruption et de travail forcé. Pour tous ces faits, enregistrés entre 1994 et 2018, R. Kelly risque fortement de passer le reste de sa vie derrière les barreaux. Si le détail de sa peine ne sera connu que le 4 mai 2022, le chanteur, actuellement en détention provisoire, encourt une peine de prison à perpétuité.

Gloria Allred, celle qui représentait trois des six femmes qui ont témoigné contre la star déchue lors de son procès, a révélé ne jamais avoir été confronté à un tel prédateur sexuel. «J'exerce la profession d'avocate depuis quarante-sept ans. Au cours de cette période, j'ai poursuivi de nombreux prédateurs sexuels qui ont commis des crimes contre des femmes et des enfants. De tous les prédateurs que j'ai poursuivis, Monsieur Kelly est le pire, pour de nombreuses raisons», a-t-elle déclaré à la presse.

Dans le même temps, YouTube a annoncé avoir supprimé les chaînes officielles du chanteur «conformément à nos règles sur la responsabilité des créateurs», a indiqué mercredi 6 octobre à l'AFP un porte-parole de YouTube. Le catalogue musical de la star déchue du R&B reste en revanche accessible sur YouTube Music, sur lequel l'artiste compte 137.000 abonnés.

Le Figaro