Mercredi, 20 octobre 2021 10:10:55

Une étude réalisée dans le cadre d’un mécénat entre la Caisse d’Épargne et l’association e-Enfance révèle l'importance de ce phénomène lié aux usages d'internet et des réseaux sociaux.

Le fléau des violences en ligne est en constante augmentation avec une profusion de chantage à la webcam, de photomontages dégradants, de messages d’insultes ou des défis imbéciles qui se propagent sur des plateformes sociales à grand coup de mots clefs absurdes, entonnant l’ordre, par exemple, de harceler des enfants nés en 2010.

Pourtant, les études s’amoncellent, nous démontrant  depuis longtemps que les actes de cyberharcèlement produisent des effets délétères et durables chez la plupart des enfants et des adolescents qui en sont victimes. C’est la raison pour laquelle la Caisse d’Épargne et l’Association e-Enfance ont publié les résultats d’une enquête inédite. Cet état des lieux du cyber-harcèlement en France permet de mieux comprendre les problématiques des familles afin de les aider à faire face au phénomène grandissant de cyber-harcèlement. 

Nécessité d'un accompagnement adapté

Près de 8 parents sur 10 trouveraient utile la mise en place d’un accompagnement psychologique en cas de cyber-harcèlement, et près des 3/4 estiment nécessaire d’inclure ce risque au sein d’une assurance scolaire. Ce dispositif est expérimenté depuis le 29 septembre, par le centre scolaire du groupe Notre-Dame, à Villefranche-sur-Saône. Sur les 4 200 étudiants, 400 élèves sont couverts, soit deux collèges et deux lycées. Malheureusement, une assurance ne fait pas tout et les dangers du Web sont largement sous-estimés par les jeunes internautes eux-mêmes, rappelle Justine Atlan directrice générale de l’association e-Enfance

Dans la majorité des cas, soit 51 %, les victimes de cyberharcèlement sont des jeunes filles de 13 ans en moyenne, indique le rapport. Globalement, il s’agit d’enfants passant plus de temps sur Internet, qui sont les plus équipés et plus souvent inscrits sur plusieurs réseaux sociaux ou sur des sites de jeux en en ligne.

Le 3018, un numéro gratuit et confidentiel

Par ailleurs, 30 % des jeunes interrogés déclarent avoir été choqués par des contenus rencontrés involontairement sur la Toile ou les réseaux sociaux. De nombreux outils toutefois commencent à se développer pour lutter contre ces violences. Le numéro national 3018, par exemple, vient en aide aux victimes et à leurs parents, de manière gratuite et anonyme.


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RFI