La tuerie d’Atlanta a fait 8 morts, dont 6 Asiatiques, ce mardi 16 mars. Un drame qui s’inscrit dans un contexte de forte hausse des crimes de haines contre cette communauté, souvent accusée aux États-Unis d’être à l’origine de la pandémie de Covid-19.

 

Danny Yu Chang, un Américain d’origine chinoise, est encore sous le choc. Le visage tuméfié, il lui est impossible d’ouvrir son œil droit. Lundi, cet homme a été violemment agressé en pleine rue dans le centre de San Francisco: « Je suis traumatisé après ce qui m’est arrivé. Je ne m’attendais pas à cela. »

Cet agent de voyage prenait sa pause déjeuner quand soudain un inconnu lui assène sans raison des coups de poing et des coups de pied au visage. Âgé de 59 ans, il perd connaissance. Aujourd’hui, Danny Yu Chang est convaincu d’avoir été ciblé parce qu’il est asiatique.

« C’est clair, c’est une attaque motivée par la haine. On ne m’a rien volé. Quand je me suis réveillé, j’avais encore tout sur moi. »

« Tout cela, c'est à cause de Trump »

Aux États-Unis, les agressions contre les Asiatiques sont en forte hausse. L’organisation Stop Asian American Hate en recense plus de 3 000 depuis le début de la pandémie.

En cause, selon Danny Yu Chang, la rhétorique de l’ancien président Donald Trump: « Tout cela, c’est à cause de Trump. C’est lui qui a commencé avec son histoire de virus chinois ! Il n’a pas arrêté de répéter dans les médias que le Covid-19 a commencé en Chine. Cela a fini par rentrer dans les cerveaux et c’est comme ça qu’ici les gens ont commencé à détester les Asiatiques. »

Danny Yu Chang avait émigré aux États-Unis en 1999 pour trouver du travail. Depuis son agression, il envisage de quitter la Californie.

RFI