Mercredi, 27 janvier 2021 04:28:15

SOUTH RIVER, N.J. — Dès son enfance passée dans une petite ville du New Jersey, Brian Sicknick voulait devenir policier.

Il s’est enrôlé dans la Garde nationale six mois après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires en 1997. Il a été déployé en Arabie saoudite et au Kirghizistan. Se joindre à la Garde était un de réaliser son rêve de devenir policier, a expliqué sa famille.

M. Sicknick est devenu un membre de la police du Capitole des États-Unis en 2008. Il est mort dans l’exercice de ses fonctions après avoir été agressé par des émeutiers qui ont envahi cette semaine le Capitole pour tenter de contraindre les élus à ne pas certifier les résultats de l’élection présidentielle.

«Son frère m’a dit que Brian a fait son travail», dit John Krenzel, le maire de la ville natale du policier, à South River, dans le New Jersey.

La mort du policier a secoué l’Amérique. Brian Sicknick a été frappé à la tête avec un extincteur, ont indiqué deux sources policières.

Le policier était le benjamin d’une famille de trois garçons. Il avait deux frères. Il est diplômé de la Middlesex County Vocational and Technical School à East Brunswick, au New Jersey.

La surintendante de l’établissement, Dianne Veilleux, raconte que les dossiers scolaires indiquent que Brian Sicknick voulait devenir policier. L’école lui rendra hommage en plantant un chêne sur le campus pour symboliser sa force.

Il s’est enrôlé dans la Garde nationale aérienne du New Jersey, malgré son jeune âge. Après un premier déploiement en Arabie saoudite en 1999, il a ensuite servi au Kirghizistan, où l’armée américaine avait établi une base de transit pour soutenir la guerre en Afghanistan. Il a démobilisé de façon honorable en décembre 2003.

Après l’invasion américaine de l’Irak en mars 2003, Brian Sicknick est devenu un critique virulent de la guerre. Il a écrit plusieurs lettres au rédacteur en chef du journal local dénonçant la gestion de l’intervention militaire par le président George W. Bush. Dans l’une d’entre elles, il disait que «nos troupes sont très limitées et le moral est dangereusement bas».

Selon la notice nécrologique publiée par la famille du policier, Brian Sicknick s’occupait de teckels sauvés. Il était aussi un ferme partisan des Devis du New Jersey.

Il laisse dans le deuil ses parents, Charles et Gladys Sicknick, ses frères Ken et Craig, et sa petite amie de longue date, Sandra Garza.

La famille a demandé au public de respecter sa volonté «de ne pas faire de la mort de Brian un enjeu politique».

«Brian est un héros et c’est ce dont nous aimerions que les gens se souviennent», a-t-elle déclaré.

Par Mike Catalini et Nomaan Merchant, The Associated Press