L'Église catholique allemande est à nouveau secouée par un scandale de pédophilie. Un rapport sur les abus sexuels commis depuis la guerre dans l'archevêché de Munich dresse un sombre tableau des défaillances de l'institution et met en cause la responsabilité de l'ancien pape Benoît XVI.

 

La réponse de l’ancien pape Benoît XVI aux accusations à son égard est très longue, elle fait 82 pages. L’intéressé nie toute responsabilité concernant quatre cas d’abus sexuels qu’il aurait couvert lorsqu’il était archevêque de Munich entre 1977 et 1982.

Les auteurs du rapport arrivent eux à une autre conclusion. Ils estiment que le cardinal Joseph Ratzinger n’a pris aucune mesure pour écarter quatre ecclésiastiques coupables de viols sur mineurs alors que l’ancien pape connaissait leurs penchants et leurs antécédents. Le cas du prêtre pédophile Peter Hullermann occupe pas moins de 370 pages sur les 1 700 que compte le rapport.

Ce dernier, commandé par l’archevêché de Munich, estime que 500 mineurs ont été victimes de telles pratiques depuis la guerre et parle d’un « bilan horrible ». Deux successeurs de l’ancien pape Benoît XVI sont également épinglés.

 

L’Église catholique allemande est secouée par des révélations sur des prêtres pédophiles depuis plus de dix ans. Les deux tiers des diocèses ont lancé des enquêtes souvent sous la pression de l’extérieur. Les victimes critiquent un dédommagement insuffisant.

RFI

 

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