Dimanche, 5 decembre 2021 14:51:31

 

 

Le Journal s’est d’ailleurs entretenu avec un juriste, qui a affirmé avoir assisté à la conférence de presse.

L’événement aurait eu lieu en avant-midi, dans un complexe hôtelier de Gombe, situé au nord de Kinshasa.

Mardi, le préposé à la réception de l’hôtel a confirmé au Journal qu’une salle avait bel et bien été louée, en avant-midi, dans le but d’y tenir une conférence de presse.

Selon des médias locaux, dont la crédibilité n’a pu être vérifiée, Paul Mukendi était accompagné de son nouvel avocat, Me Stéphane Kezza. Ce dernier n’a pas répondu à nos demandes d’entrevue.

Plusieurs images de la conférence de presse ont été relayées mardi sur les médias sociaux.

Un livre sur sa fuite

Aux côtés de son avocat, le pasteur du Centre évangélique Parole de Vie de Québec a une fois de plus affirmé, selon les médias locaux, qu’il a « fui l’injustice » en s’échappant du Canada.

Dans une vidéo diffusée par un média congolais, le pasteur mentionne qu’il prépare un livre, pour raconter comment il a réussi à fuir le pays, alors qu’il a été condamné à purger une peine de huit ans de prison pour agression sexuelle sur une mineure.

« Comment je suis sorti de là ? Attendez mon prochain livre », dit-il.

Mukendi précise également qu’il n’a eu besoin « d’aucun document » pour s’évader, ajoutant même qu’il compte revenir au Québec.

« Je n’ai pas une église, mais j’ai bâti pour Dieu un royaume [...] C’est un royaume que j’ai bâti là-bas et je vais y retourner [...] », dit-il, dans une autre vidéo.

Informations analysées

De son côté, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) confirme que les enquêteurs au dossier ont pris connaissance de « ces nouvelles informations » et que celles-ci sont présentement « en analyse ».

« Nous ne commenterons pas davantage, pour ne pas nuire à l’enquête en cours », a indiqué la porte-parole Marie-Pier Rivard.

Apparitions sur Internet

Depuis sa fuite en août dernier, le révérend qui se proclame « l’apôtre de Québec » nargue les autorités en faisant plusieurs apparitions sur Internet, alors qu’un mandat d’arrestation est toujours en vigueur contre lui.

En plus de sa sentence de huit ans pour agression sexuelle, il a aussi été condamné en juillet dernier à payer une amende de 150 000 $, pour avoir produit de fausses déclarations à l’impôt.  

Journal de Québec

 

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