Mercredi, 20 octobre 2021 08:44:28

Une enquête est en cours afin de le localiser, indique aussi lundi le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Il n’est pas précisé si les autorités soupçonnent que Mukendi ait quitté le pays ou s’il se cache dans la province.

«Nous ne commenterons pas davantage sur les moyens que nous utilisons afin de ne pas nuire à nos démarches», précise le porte-parole Étienne Doyon.

Le pasteur coupable d’agression sexuelle sur une ancienne fidèle devait se livrer aux autorités carcérales avant 15h vendredi dernier, il a plutôt choisi de fuir «l’injustice» dont il était victime.

Un «complot»

Ses fidèles croient dur comme fer à son innocence. Plusieurs d’entre eux se sont réunis dimanche, pour un «Grand culte de vérité» au Centre évangélique Parole de vie. Ils dénoncent un énorme complot du système judiciaire et des médias, pour faire condamner «l’homme de Dieu».

«Les médias ont fait un travail de salaud. Ils n’ont pas donné les vrais faits. […]. Il y a des juges qui ne doivent pas dormir la nuit», avait lancé entre autres l’animateur lors de l’événement.

Les membres du centre évangélique continuent de dire que les alibis de Mukendi «ont détruit les mensonges» de la plaignante pendant le procès. Des fonds sont aussi amassés, afin de soutenir le Ministère Paul Mukendi.

L’épouse de l’accusé, Carmen Mukendi, a aussi pris la parole devant les fidèles pour témoigner de «l’enfer» que vit sa famille depuis quatre ans «sans raison».

Paul Mukendi a pourtant été reconnu coupable de plusieurs chefs d’accusation, y compris agression sexuelle et voies de fait, au terme d’un procès devant jury. Il doit purger une peine de huit ans de prison.

Il avait retrouvé la liberté pendant les procédures d’appel. Sa demande a toutefois été rejetée la semaine dernière.

Le pasteur subit également un deuxième procès, devant juge seul cette fois, concernant des gestes posés sur une deuxième victime. Mukendi lui-même avait demandé des procès séparés.

Ce deuxième procès pour agression sexuelle s’est ouvert en mai dernier, les gestes reprochés se seraient déroulés entre 2004 et 2006. Rappelons que trois victimes ont formulé des accusations contre lui au moment de son arrestation, en 2017.

Étant donné les circonstances, l’avocate de Mukendi, Me Dominique Bertrand, n’a pas voulu commenter la situation.

 

Le Soleil