Selon le rapport publié ce jeudi, les pluies des mois de mars à mai de cette année ont causé la mort de 16 personnes. Plus de 26 000 habitations et 260 écoles ont été détruites, ainsi que des centres de santé, dans la province du Tanganyika, affirme OCHA, le bureau de coordination de l’action humanitaire de l'ONU.

À ce jour, la plupart des sinistrés ont trouvé refuge dans des familles d’accueil, d’autres sont relogées mais dans des conditions précaires.

Madame Faida  Kalimurima habitait le quartier Kalumbi au bord de la rivière Lukuga. Sa maison est  complètement inondée. Le niveau d’eau a dépassé les trois mètres de hauteur. Elle et sa famille ont trouvé refuge au quartier Trico, à environ 5 km du centre ville de Kalemie, dans une maison inachevée, sans eau ni électricité.

« Je vendais au marché des habits de seconde main. Là je ne peux plus m’y rendre, c’est loin et je ne peux pas assumer le transport quotidien. Voilà, j’ai perdu mon capital. Mon mari est mécanicien, il n’a plus de clients. Notre vie a vraiment basculé. » 

Relocalisation à long terme des quartiers

Plus loin, sur la route de l’aéroport, l’hôtel Musalala, construit au bord du lac Tanganyika, est aussi touché. Les dégâts sont importants, explique Ghislain Musa, le gérant. « Nous avons perdu 30 mètres de plage. Les arbres qui étaient ici sont tombés. Il y avait aussi des paillottes à côté du lac, elles sont tombées, les salles aussi. »

L’impact des inondations dépasse la question des logements perdus. C’est aussi des écoles et des centres de santé qui ont été détruits. Face à cette situation, le gouvernement provincial du Tanganyika propose à long terme de délocaliser les quartiers. Natasha Mulange, ministre provinciale des Affaires humanitaires.

« Ces endroits identifiés doivent être dotés d’infrastructures de base. On en peut pas délocaliser des gens et les mettre dans des endroits où il n’y a ni eau ni électricité ni centre de santé, ni école. »

En attendant, le ministère des Affaires humanitaires a apporté aux sinistrés une assistance en abris et en nourriture. Une aide que ces derniers qualifient de largement insuffisante.

 

RFI